Communiqué N°27 (Partie 2) : Conclusions de l’université d’automne
2010 : année du cannabis !
Publié le: 25 novembre 2009
Lundi 2 novembre 2009 L’université d’automne de Cannabis Sans Frontières - Mouvement pour les Libertés s’est tenue le dernier Weed-end d’octobre, espace Gérard Leblond Valiergue à Paris. En ouverture de leurs travaux, les membres du collectif ont reçu la visite d’une délégation de l’ENCOD – la Coalition européenne pour des politiques justes et efficaces en matière de drogues –, en la personne de son coordinateur, M. Joep Oomen, accompagné d’une représentante de la communauté bolivienne en Europe. Chargés de sachets de feuilles de coca offerts par le Parlement bolivien, ils ont explicités les propositions du président Evo Moralès, afin de sensibiliser l’opinion publique internationale, en vue d’une légalisation de la feuille de coca à l’échelle mondiale. Quant à la feuille de coca, Cannabis Sans Frontières propose la désobéissance civile comme réponse à sa prohibition inepte. Consommer ou commercer des feuilles de coca ou des dérivés cosmétiques ou alimentaires de celles-ci, ne peut être prohibé, mais doit au contraire être encouragé, dans une démarche de commerce équitable vis-à-vis des peuples andins. A cette occasion, le collectif Cannabis Sans Frontières a formalisé son engagement d’être l’organe de représentation d’ENCOD en France. Par ailleurs, pour développer son réseau au niveau international, Cannabis Sans Frontières enregistre la volonté affirmée de contacts locaux en Amérique latine (Bolivie, Colombie, Equateur, Mexique, Venezuela...) de constituer le réseau Cannabis Sin Fronteras. Dans l’espace francophone, Cannabis Sans Frontières dispose de représentants en Belgique, en Suisse, et au Canada (Québec). De manière générale, Cannabis Sans Frontières se propose comme objectif la création d’un réseau international pour contester la légitimité de la prohibition des drogues et combattre les innombrables atteintes aux libertés qui se commettent, entre autres, sous le couvert de la guerre aux drogues. Afin de renforcer le mouvement international en faveur de la légalisation, Cannabis Sans Frontières appelle à l’organisation de la Marche Mondiale du Cannabis, le 1er mai partout en France, et le 8 mai « tou-te-s à Paris-Bastille » pour la libération. Sur le front de la « guerre à la drogue », Cannabis Sans Frontières exige toujours la libération de Chakib El Khayari au Maroc, prisonnier de conscience, condamné pour avoir dénoncé les désordres causés par la prohibition du haschisch et proposé des solutions en vue de sa légalisation. Nous dénonçons également l’incarcération de Michael Blanc en Indonésie, celle de Dana Beal aux Etats-Unis, et l’extradition prochaine de Marc Emery, leader du Marijuana party, du Canada vers les Etats-Unis... Rendre hommage à l’un des fondateurs de la revue Cañamo – et son principal animateur –, Gaspard Fraga, décédé il y a peu, nous a permis de mesurer le gouffre qu’il peut y avoir entre une des meilleurs revues au monde, en Espagne, et la situation catastrophique d’un pays, la France, où la police intervient dans les librairies pour dissuader les librairies d’exposer des livres, pourtant non interdits, dès lors qu’ils parlent de cannabis. En mémoire de tous les morts de la guerre aux drogues, les participants ont clôturé cette session se terminant le jour de la Toussaint en se rendant au Père Lachaise, près de la tombe sévèrement gardée de Jim Morrison. Enfin, Cannabis Sans Frontières a annoncé son intention d’ouvrir le chantier de réflexion sur la réforme des lois, en prenant l’initiative d’une commission d’enquête citoyenne (CEC) chargée d’élaborer des propositions concrètes en vue d’en finir avec les dispositions qui sévissent en France depuis quarante ans, exactement depuis la loi du 31 décembre 1970.
2010, "année du cannabis", devrait être consacrée à ce travail d’élaboration. [Voir à ce sujet notre communiqué n°27 (partie 1)] Lors de cette université d’automne, les membres du collectifs Cannabis Sans Frontières réunis à cette occasion, ont décidé de soutenir la création d’un réseau de soutien aux malades atteints de pathologies lourdes qui se soignant au cannabis sont exposés aux tracasseries et à la répression policière. Ainsi, pour la première fois en France, est lancé un club compassionnel, sous le nom de "Secours vert". [Voir à ce sujet le communiqué n°27 (partie 1)] En outre, Cannabis Sans Frontières confirme sa décision de déposer une liste pour les Régionales dans la région Rhône Alpes, et partout où cela sera possible. L’université d’hiver de Cannabis Sans Frontières, qui se tiendra à Lyon du 15 au 17 Janvier 2010, marquera le départ de la campagne. Il est temps d’en finir avec des lois répressives, inefficaces et nuisibles. Contact Presse : Farid / 06 14 81 56 79



